En février 2026, la Direction Générale des Impôts a rendu public un sondage de perception des contribuables — une étude que nous avons conçue et réalisée de bout en bout. Sa publication par l'administration, et sa reprise par la presse économique, en font l'une des enquêtes d'opinion institutionnelles les plus visibles de l'année au Maroc.
Accès direct
Consultez la couverture presse et les résultats officiels de l'étude :
Qu'une administration fiscale choisisse de mesurer, puis de publier, la façon dont elle est perçue par ses usagers n'a rien d'anodin. C'est une démarche de transparence et de pilotage : accepter de regarder son image dans un miroir tenu par un tiers indépendant, et en faire un instrument d'amélioration.
Pourquoi mesurer une perception
Une organisation, publique ou privée, fonctionne avec des représentations : elle suppose ce que pensent ses usagers. Or l'impression n'est pas la mesure. L'étude de perception a précisément pour objet de convertir un ressenti diffus — parfois contradictoire — en une information structurée, comparable et actionnable.
Sur un sujet aussi sensible que l'impôt, l'exercice est exigeant : il faut interroger sans induire, recueillir la parole sans la déformer, et restituer sans complaisance. C'est là que se joue la qualité d'une enquête.
Une méthodologie au standard des grandes enquêtes d'opinion
L'étude a reposé sur l'interrogation de 850 contribuables en face-à-face, du grand groupe à l'auto-entrepreneur. Ce mode de recueil — le plus exigeant — a été retenu pour sa fiabilité : il limite les non-réponses, permet de clarifier les questions et garantit la qualité de chaque entretien.
Les principes qui font la solidité d'un sondage
- Un plan d'échantillonnage maîtrisé, pour que la diversité des contribuables soit fidèlement représentée ;
- Un questionnaire neutre, conçu pour mesurer sans orienter la réponse ;
- Un recueil en face-à-face, par des enquêteurs formés, avec contrôle qualité à chaque étape ;
- Une restitution rigoureuse, qui distingue les faits des interprétations.
Le tiers de confiance : une condition de crédibilité
En confiant l'enquête à un cabinet indépendant, une institution obtient deux garanties décisives. D'abord, une parole plus libre : le répondant s'exprime plus sincèrement face à un tiers qu'à l'organisation évaluée. Ensuite, une impartialité vérifiable : les résultats ne peuvent être suspectés d'avoir été orientés en interne. C'est cette distance qui autorise une institution à publier ses résultats sans réserve — comme l'a fait la DGI.
Ce qu'une telle étude rend possible
Bien conduite, une enquête de perception cesse d'être un simple thermomètre pour devenir un outil de décision : elle hiérarchise les priorités, distingue le symptôme de la cause, et indique où l'effort produira le plus d'effet. Pour toute organisation — administration, établissement public ou entreprise — c'est la différence entre agir au jugé et agir sur la base de faits.
C'est cette exigence que nous mettons au service de chaque commanditaire, quel que soit le secteur.